Il
est clair que le pays est aujourd'hui confronté à une crise
économique, et que les conséquences s'en font sentir au niveau
de la sécurité. Vous pourrez voir en empruntant l'autoroute
qui conduit à Caracas une multitude de ranchos, ces
zones pauvres, construites sans ordre, en général sur les collines
avoisinantes, reconnaissables à une multitudes de murs de briques
rouges et de toits en tôles ondulés. Il est bien évident qu'il
ne faut pas trop tenter des gens vivant dans des conditions
précaires, en étalant trop fortement son statuts de touriste
aisé. En ville avant tout, et en particulier dans les grandes
villes, il vous faudra apprendre à être discret, en rangeant
bijoux ou montres coûteuses, et d'une manière générale en évitant
de tenter de bien plus pauvres que vous (sacoche à la taille
un peu trop gonflée par exemple, ou portefeuille bien épais
que vous sortez pour payer un commerçant). Ayez toujours dans
une poche une petite liasse de billets pour payer les achats
courants, et dans un autre endroit le reste plus important de
votre réserve de liquidité. Rangez vos billets par ordre croissant
afin de ne pas perdre trop de temps à payer avec une monnaie
à laquelle vous êtes peu habitués. N'allez pas vous perdre dans
des quartiers trop pauvres. Tachez de changer le gros de vos
devises à l'aéroport international, bien plus anonyme que les
maisons de change du centre ville. Attention aux bains de foules
ou bousculades (pickpockets). Si vous sortez le soir, utilisez
des taxis, qui vous déposerons à la porte des établissements
où vous vous rendez. En fait les précautions habituelles que
devraient prendre tout touriste étranger dans une capitale,
mais accentuées par le fait que notre statut de touriste est
rendu évident par notre teint clair (ou blanc), et par nos vêtements.
Ces
précautions valent en particulier pour la ville de Caracas,
métropole importante entourée de ranchos. Dans les autres villes
du pays, vous sentirez beaucoup moins l'insécurité, et en province,
vous l'oublierez même totalement. Gardez tout de même ces habitudes,
au moins pour ne pas heurter des personnes dont le niveau de
vie est souvent bien inférieur au notre.
Dans
les régions pauvres, comme la côte orientale, et souvent même
la côte en générale, les petits vols peuvent être fréquent si
vous ne surveillez pas vos affaires. Prenez l'habitude d'avoir
un oeil sur votre voiture si elle est chargée, et évitez le
camping (vous pourrez toutefois camper sans aucun problème en
Grande Savane, et sur l'archipel de Los Roques).
Pour
conclure, ne vous laissez pas gagner par une mauvaise impression
après toutes ces recommandations. Elles sont données en bloc,
pour que vous adoptiez le comportement normal de tout le monde
au Venezuela, vénézuéliens compris. Vous vous rendrez compte
par vous-même que la majorité des vénézuéliens, même s'ils sont
pauvres, sont travailleurs, aimables et respectueux des affaires
d'autrui.
Vous trouverez des renseignements très
précis sur ce sujet sur le site du ministère
des affaires étrangères
Attention, ça rend prudent...