L'ILE DE MARGARITA

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En Bref
Margarita, accompagnée de ses deux petites soeurs, l’île de Cubagua et l’île de Coche, est le seul état insulaire du Vénézuela, l’état Nueva Esparta. Sa capitale est La Asunciòn et ses principales villes touristiques sont Porlamar et Juan Griego. D’une superficie de 940 km2, elle abrite de petites montagnes couvertes de forêts tropicales, des kilomètres de plage, la pénisule sauvage et semie désertique de Macanao, et le parc national de la restinga, couvert de palétuviers. Environ 350.000 habitants vivent dans une ambiance constamment estivale sur l’état le plus touristique du Venezuela. Les complexes hôteliers les plus modernes, les casinos, les restaurants, les magasins de luxe, ont su profiter de l’attrait de cette zone franche, libre d’impôts. Hors des villes, les plages sont nombreuses, avec et sans cocotiers, calmes où exposées aux rouleaux, touristiques ou sauvages. Si certaines sont devenues tout à fait à la mode, proies des investisseurs hôteliers, d’autres ont su conserver un caractère plus traditionnel. Certaines même ne connaissent pas le tourisme, et restent jalousement gardées par des villages de pêcheurs. Les poissons parmi les plus beaux, tels l’espadon ou le mérou, la langouste, les coquillages, débarquent chaque jour sur chacune de ces plages pour notre plus grand plaisir. Tous les sports nautiques sont possibles sur l’île. La plage d’El Yaque est connue des meilleurs véliplanchistes mondiaux. La plage El Agua, bordée d’hôtels et de restaurants, est celle la plus à la mode, et les plus belles filles de l’île y viennent chaque jour peaufiner un bronzage presque intégral, si ce n’est la marque d’un minuscule string qui dévoile plus qu’il ne cache. Le soir, la vie se déplace vers les casinos, les bars, les restaurants et les boites de nuit, qui resteront ouverts jusqu’à une heure trés avancée, en offrant à chacun le cadre qu’il recherche.

Porlamar.
Si La asunciòn est la capitale de l’île, Porlamar en est la ville la plus fréquentée, aussi bien par le touriste étranger que par le touriste national. Les rues piétonnes sont nombreuses et trés commerçantes. Les restaurants, les magasins de vêtements, les boutiques de luxe aux produits détaxés, vous retiendront dans la ville une bonne partie de la journée. Les bars et les discothèques vous retiendront quand à eux une bonne partie de la nuit. Et pour finir celle-ci, vous trouverez sur place toute la gamme d’hôtels possibles, du 2 étoiles au 5 étoiles.

La route touristique.
Comme dans la plupart des îles, la route la plus agréable est celle qui en fait le tour. La partie la plus intéressante commence à Porlamar et longe toute la côte est de l’île, qui est la partie la plus touristique. La route du nord-ouest, de Manzanillo à juan Griego, longe une côte plus découpée et plus sauvage. La péninsule de Macanao, quant à elle, reste entièrement sauvage. Les plages y sont peu ou pas fréquentées, les installations touristiques inexistantes.

De Porlamar à Manzanillo, sur la partie est, se succèdent les plus connues des plages. Playa Guacuco, améngée, aux eaux limpides et à la houle faible, playa Parguito, idéale pour le surf, El tirano, petit village côtier à la plage de sable gris. Playa El Agua, presque à la pointe nord-est, s’allonge sur plus de 4 km. Si sa moitié sud est totalement aménagée, sa partie nord reste sauvage et se perd dans la pointe nord de l’île. Lorsque la mer bouge un peu, attention aux rouleaux qui en se retirant vous empêche de regagner le bord, phénomène à l’origine de quelques noyades chaque année. A l’intérieur des terres, au niveau de la plage, vous trouverez hotels et restaurants en quantié.
Avec le petit village de Manzanillo et sa plage, vous abandonnez le secteur touristique aménagé, et l’ambiance s’en ressent. La plage bien abritée est calme et la houle faible. Des petites bicoques de pêcheurs se muent peu à peu en petits restaurants criollos. Le matin, aux premières heures, le poisson est vendu sur la petite place. L’envers du décors est là aussi, et plus d’un touriste a fait un bon sur son drap de plage en voyant débarquer sur la plage une paire de cochons à la recherche eux aussi de farniente !

De Manzanillo à Puerto Cruz, la route passe une partie montagneuse, découpée, surplombant la mer et le petit village de pêcheurs de Guayacan et sa plage. En redescendant, vous trouverez la plage de Puerto Cruz. Ses deux restaurants débordent sur le sable et vous offrent tout le confort nécessaire à une bonne journée de soleil. Un peu plus loin, vous tomberez sous le charme de la petite baie de Pedro Gonzales. Sa petite promenade est bordée de maisons typiques et de petits restaurants, le cadre est agréable, sans excés.

Juan Griego.
Un naufragé grec donna son nom à cette petite ville, collée à la mer dans la baie du même nom. Juan Griego a su échapper à la vague de modernisation qui s’est emparée de Porlamar, et peut être une bonne alternative. Les couchers de soleil sur le port sont magnifiques et réputés. Hotels et restaurants et boutiques ne manquent pas. A la sortie de la ville, El Caserio Tacantuar mérite une visite toute particulière. Sous forme d’exposition de l’art populaire vénézuelien, cette boutique vous étonnera par ses trouvailles et ses richesses, représentatives de toutes les régions et époques du Vénézuela.

La lagune de la restinga.
Cette lagune s’est créée peu à peu entre les deux parties de l’île, comblée par les sédiments et les monceaux de coquillages drainés par les courants. Les palétuviers apportèrent leur contribution, en retenant avec leurs racines aériennes ces terres en formation. Collée à ce barrage naturel se trouve la plus grande plage de l’île, longue de 27 km. La mangrove se visite dans de petites barques de bois. La navigation jusqu’à la plage dure environ 40 mn. Vous passerez dans de petits tunnels végétaux, traverserez de petits canaux. Les oiseaux y sont nombreux. Sur les racines de palétuviers se trouvent les petites huitres de palétuviers. Vous pourrez vous restaurer dans un des restaurants qui borde cette immense plage. Le guide reviendra vous chercher à l’heure qu’il vous conviendra.

La péninsule de Macanao. Une bonne route vous permetra d’en faire le tour en une journée. Déserte, aride, les constructions y sont rares. Les plages conservent un caractère sauvage que l’on ne rencontre nulle part ailleurs sur l’île. L’une des plus belles est certainement celle de Punta Arena, sur la pointe ouest de l’île, que vous pourrez atteindre par une route récente. Pour visiter l’intérieur de l’île, plus montagneuse, il vous faudra louer les services d’un guide et de son 4X4. La visite de la péninsule de Macanao, par son cadre trés différent du reste de l’île, est une bonne coupure pour le touriste installé à Margarita.

La plage del Yaque. Située prés de l’aéroport, au sud de l’île, cette plage est mondialement par les plus grands windsurfer pour ses conditions exceptionnelles. Tout d’abord un vent trés régulier qui ne passe que trés rarement en dessous de la barre de force 4. Longue de 2 km, on n’a pied sur plus de 100 m, et la houle est presque inexistante. Enfin, et ce n’est pas le moindre des atouts, le sable dur permet de rouler sans aucun effort les planches jusqu’à la mer. Les sportifs trouveront tout le matériel nécessaire en location sur place.


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Les 2 petites soeurs de Margarita, Coche et Cubagua

Coche.
L’île de Coche est une petite île d’une douzaine de km de long sur 6 de large, à moins de 10 km au sud de Margarita. Elle est habitée par quelques 5.000 habitants, et vous pourrez la visiter en prenant le ferry qui part le matin de Punta de Piedra, à Margarita. Celui-ci vous déposera à San Pedro, l’unique village de l’île. Un service est assuré dans l’après-midi dans l’autre sens.

Cubagua.
Cubagua est une île désertique de 24 km² située à 15 km à l’ouest de l’île de Coche, au nord de la péninsule d’Arraya. Ce fut autrefois le paradis des perles et un centre important du marché d’esclave. La ville de Nueva Cadiz, première ville d’Amérique latine, compta jusqu’à 8.000 habitants. Après la disparition des huîtres perlières, la ville fut pratiquement abandonnée en 1539, avant de disparaître définitivement, balayée par un ras de marée en 1541. Aujourd’hui on ne trouve sur l’île que des terres sèches et arides, et quelques plages où survivent quelques rares pêcheurs.
Pour ceux qui ont le goût de la découverte, il reste quelques ruines de la ville que vous pourrez visiter, ce qui vous coûtera une bonne balade sous un soleil ardent. Des vestiges archéologiques restent encore présent sur l’île. Certains objets de l’époque précolombienne, vieux de plus de 2 800 ans, auraient même étés découverts.
Pour vous rendre sur place, allez sur la marine de l’hôtel Concorde, à Margarita, où vous trouverez un pêcheur qui pourra vous débarquer sur l’île et revenir vous chercher quelques heures plus tard. Vous obtiendrez le même service à partir de la péninsule d’Arraya.


Quelques Hôtels à Margarita

Les hôtels qui suivent sont recommandés par Vamos!, entreprise touristique française installée à Margarita et spécialiste du tourisme sur l'île.

Golden Paradise **
Las Palmeras ***
Pueblo Caribe ***
Hesperia playa el Agua ****
Hesperia Isla Margarita *****
Lagunamar *****
Costa Caribe Beach ****
Windsurfers Paradise ***
Casa Viento B&B
Hotel California ***
The Winds of Margarita ***