LE LITORAL ORIENTAL (El Oriente)

accueil

Le Barlovento
Puerto Piritu
Puerto La Cruz
De Puerto La Cruz à Cumana
Le Golfe de Santa Fé
Mochima
Cumana
La Péninsule d'Araya
Le parc national Guacharo
Carupano

Cliquez Ici pour afficher la carte en format plus grand



El Oriente est la côte la plus touristique du Pays. Vous y trouverez des plages magnifiques, des îles sauvages, des villages pittoresques. Une autoroute devait permettre de se rendre jusqu'à Cumana, à 5 ou 6 heures de Caracas, mais les aléas de la corruption en on ralenti la construction, et celle-ci n'existe que par tronçons. Ces morceaux d'autoroute s'allongent petit à petit et se rejoignent. En attendant le jour où cette réalisation sera terminée, il vous faudra faire avec des routes un peu longues et parfois dangereuses. Tout le trafic routier de l'est transite par la route qui relie Caracas à Barcelona, et celle-ci un peu malmenée présente des imperfections auxquelles le conducteur européen n 'est pas habitué, comme le manque de signalisation où les trous dans la chaussée. Evitez donc de rouler la nuit, comme les départs de Caracas le vendredi soir, et les retours sur Caracas le dimanche après-midi.
Les zones les plus intéressantes au niveau touristique sont la traversée du Barlovento, les alentours de Puetro Piritu, et surtout toute la côte qui s'étend entre Puerto La Cruz et Cumana. La péninsule d'Araya, très aride, est magnifique, mais n'égale pas la péninsule de Paria, sauvage, où la cordillère côtière se jette dans la mer avant de disparaître.


Le Barlovento

Le Barlovento est bordée par une grande baie allongée de 185 km de long. C'est un des rares endroits du pays où les vents alizés, venant de la mer et chargés d'humidité, soufflent perpendiculairement à la côte. (Quand Les alizés soufflent parallèlement à la côte, celle-ci est sèche et aride). Les pluies sont fréquentes dans la région, les rivières nombreuses, et la nature y est constamment verte et exubérante. On dit au Barlovento que lorsqu'une graine tombe, une plante naît.
Les conquistadores ne mirent que peu de temps à s'apercevoir de la fertilité des terres et de l'excellente disposition du climat à une culture intensive du cacao. Le chocolat, boisson préférée des aztèques, fut introduit en Espagne après la conquête de Mexico, et devint en Europe une boisson très en vogue. Les propriétaires terriens qui se lancèrent dans son exploitation devinrent très vite des hommes riches. Ils achetaient pour leur plantation des contingents entiers d'esclaves noirs, originaires principalement des tribus Bantu, Yoruba, et Mandiga. Après l'abolition de l'esclavage, les travailleurs noirs restèrent dans les plantations, continuant à les travailler. Il est vrai qu'ils n'avaient guère le choix. Le Barlovento resta alors isolé jusque en 1920, date à laquelle fut construite la première route en provenance de Caracas. La population, en très grande majorité noire, conserva pendant plusieurs siècles ses danses et ses coutumes, et est aujourd'hui célèbre pour son folklore, et ne particulier pour ses grandes fêtes de tambours. Les fêtes de la Saint Jean sont réputées dans tout le Venezuela. Elles commencent le 23 juin à midi, pour se terminer à l'aube du 25. Le rhum y coule à flot, les tambours ne s'arrêtent pas, et la danse des tambours, particulièrement érotique, bat son plein pendant 2 jours et 2 nuits. Le centre de ce folklore se trouve à Curiepe, prés de Higuerote.



Puerto Piritu
C'est une petite ville au passé colonial, située en bordure de mer. De la route, vous ne manquerez pas de voir, sur votre gauche, la superbe petite église de l'Immaculée Conception (Nuestra SeÔora de la ConcepciÙn). Ses murs épais recouverts de chaux blanche, son clocher intégré à la façade, ses petites et rares ouvertures, donnent à cette église du dix-huitième siècle une certaine dignité. Restaurée en 1953, elle mérite un détour rapide, halte bienvenue sur la route de Puerto La Cruz.
La ville en elle-même est peu touristique, malgré la présence d'une belle plage. Du port, les pêcheurs peuvent vous emmener sur La Islita, petite île à 45 mn de bateau. La végétation de l'île est trés basse, et vous n'y trouverez ni ombre, ni ravitaillement. Evitez les retours tardifs sur la côte, la mer pouvant se creuser en fin de journée.


Puerto La Cruz
Point de passage obligatoire pour tout ce qui vient de Caracas et se dirige vers l'état Bolivar, au sud-est du pays, vers l'île de Margarita, ou vers l'extrême est du pays. Ville touristique par excellence, toutes les catégories d'hôtel y sont présentes, ainsi que bureaux de changes, agences de voyages et de tourisme, commerces en quantité, restaurants, bars, et boites de nuits, de la plus sage à la moins sage. La promenade en bord de mer est un lieu de passage obligatoire, avec ses bars restaurants, sa plage et ses palmiers. Le soir, les artisans s'y installent pour y proposer leurs articles, et elle se remplit de promeneurs jusqu'à une heure avancée de la nuit. Ville très jeune, vivante, ensoleillée, et commerçante, cette ville a presque tout pour satisfaire le touriste. Toutefois, sa renommée attire aussi toute une faune avide de devises étrangères, et, si le sourire est souvent présent, la sincérité ne l'accompagne pas toujours. Attention donc pour les célibataires qui croiraient avoir trouvé le grand amour…et en ce qui concerne la plage, évitez de vous y baigner, la qualité de son eau est pour le moins discutable. La solution idéale est de prendre Puerto La Cruz pour ce qu'elle est, une ville de passage, d'étape, où l'on pourra trouver quelque confort, changer quelques francs ou chèques de voyages, en dépenser aussi dans les rues commerçantes proches du Paseo Colomb, pour terminer par un bon restaurant et une bonne soirée.


De Puerto La Cruz à Cumana

Protégée par la péninsule d'Araya et les nombreuses îles qui la bordent, la côte bénéficie ici d'une position privilégiée et exceptionnelle. Très découpée, les plages, les criques et les petites baies y sont nombreuses. Ses plages, bordées de cocotiers, comptent parmi les plus belles du pays. L'absence de houle permet d'apprécier les balades en bateau et les séjours à la plage. La route colle à la côte, escaladant la cordillère pour redescendre sur les plages. Les vues panoramiques sur la mer et ses chapelets d'îlots sont nombreuses et magnifiques. Attention toutefois les jours de pluie, la route saturée d'huile devient extrêmement glissante, réellement du jamais vu ! Ne dépassez pas le 40 km/h ! D'autre part, sachez que vous traversez une des régions les plus pauvres du pays. Soyez donc prudent avec vos affaires, ne laissez rien traîner, et évitez le camping sauvage. On ne vous attaquera pas, mais on ne laissera pas passer l'occasion de vous faucher quelque chose. Enfin, dernière recommandation, refusez de goûter aux huîtres de palétuvier que l'on vous proposera peut-être sur les plages. Vous en dégustez une douzaine et le pêcheur soutient avec le plus grand sérieux que vous en avez consommé 3 douzaines !
A une douzaine de km de Puerto La Cruz, vous pouvez quitter la route principale et prendre sur la droite en direction de Los Altos de Santa Fé. Ce petit crochet vous emmènera en une douzaine de minutes en haut de la cordillère, à 900 m d'altitude, d'où vous pourrez profiter d'une vue exceptionnelle sur la baie. Quelques km après avoir atteint le sommet, avant d'arriver au village, se trouve sur la droite une petite plantation de café. Son propriétaire, très aimable, vous fera visiter avec plaisir sa plantation. Vous goûterez son café et aurez l'occasion d'en ramener, dans des poteries originales de terre cuite.
Après avoir rejoint la route côtière, vous trouverez à un petit quart d'heure la grande plage d'Arapito. Bien que très belle, elle reste très populaire, et vous ne perdrez rien en patientant un peu pour profiter du sable et de la mer. La Playa Vallecito, à quelques km de là, est un petit paradis. Bien aménagée, propre, cette petite plage privée possède un petit restaurant très agréable. Le stationnement y est payant, mais vos affaires y seront en sécurité. Vous pouvez vous arranger avec un pêcheur pour une balade à la piscine, sur la petite île d'Arapito. La piscine se trouve entre les deux îles que vous voyez face à la plage. Les eaux y sont étonnamment claires, d'un bleu limpide et magnifique. Les bancs de coraux poissonneux émerveilleront les amateurs d'apnée. Imparque, qui gère les parc nationaux, a installé un petit restaurant sur l'île d'Arapito. Vous pouvez demander au pêcheur de vous y déposer et de passer vous reprendre dans l'après-midi. Vous ne regretterez pas la tranquillité de la petite plage, son eau plate et translucide. Si vous faites ce choix, une journée de farniente et de décompression totale vous attend.
A 5 mn de Vallecito se trouve la Playa Colorada, grande plage au sable orangé, bordée de cocotiers, modèle de nombreuses cartes postales. Dans le petit village se trouvent quelques structures d'accueil qui vous permettront de vous loger confortablement, loin des turpitudes de la vie citadine. Si vous décidez de passer quelques jours dans la région, Playa Colorada est un bon choix pour se loger. Vous êtes prés des plages et des sites d'intérêt, tout en étant suffisamment proche de Puerto La Cruz si vous décidez de vous offrir une soirée animée.
Playa Santa Cruz, à 10 mn de là, est une assez belle plage, occupée par moitié par une communauté de pêcheurs.


Le Golfe de Santa Fé

A 2 ou 3 km de Santa Cruz, sur la gauche et dans un grand virage à droite, un restaurant, Brisas de Sucre, domine le golfe. La vue à partir de la terrasse est exceptionnelle. Installez-vous et commandez une catalana, très beau poisson orangé, délicieux. Avec un peu de chance, vous pourrez voir dans le golfe un des nombreux bancs de dauphins. A quelques km de là se trouve le petit village de Santa Fé, pauvre, de population à majorité noire. Si vous êtes installé dans la région, ne manquez pas le marché du matin, où vous trouverez du poisson frais et des fruits à volonté. Beaucoup de petits hôtels bon marchés sont installés sur la plage. L'ambiance y est sac à dos et routard. Le samedi soir, une discothèque en pleine air fait le plein de tous les jeunes de la région. Le mur de hauts parleurs y scande un rythme fort mêlé de musique techno. Le spectacle est envoûtant et impressionnant.


Mochima

A mi-chemin entre Santa Fé et Cumana, le parc nationale de Mochima renferme une faune aquatique exceptionnelle. Mochima est petit village de bon goût, installé au fond d'un petit golfe encaissé. De petits hôtels, propres et coquets, vous accueilleront en bordure de l'eau. Les pêcheurs se sont réunis en association et offrent leurs services pour la visite du parc. Les tarifs sont affichés et les mêmes pour tous. On y vient généralement pour se faire déposer à Playa Blanca, une belle plage au sable blanc, à 15 mn de bateau, face à la mer et inaccessible par terre. Des kiosques vous y offrent un service de restauration à base de poissons, et à un prix très raisonnable. Détente assurée.
Vous pourrez négocier avec les pêcheurs une visite plus complète du parc, qui vous emmènera jusqu'aux îles Caracas. Prévoyez dans ce cas là un repas froid, pour vous et l'équipage. Vous pourrez pique-niquer sur une des nombreuses plages désertes, et voir en apnée votre premier barracuda, chassant dans les coraux de chaque côté des criques.


Cumana

Cumana, exceptionnellement protégée par la péninsule d'Araya et le golfe de Cariaco, fur la première colonie fondée par les espagnols sur la terre ferme du Nouveau Monde. Son litoral était connu par les espagnols sous le nom de " la côte des perles ", et il est vrai que les huîtres perlières y étaient à cette époque aussi nombreuses que sur la proche île de Cubagua. Durant ses 100 premières années, la colonie, composée en majorité d'indigènes, eut à souffrir des incursions répétées de corsaires et de pirates, trafiquants d'esclaves sans scrupules que seuls intéressaient le pillage et le profit. Les salines de la péninsules d'Araya, toujours en fonctionnement actuellement, étaient l'objet d'attaques nombreuses. Le sel, seul conservateur adéquat pour le poisson, était d'importance vitale à cette époque. Les hollandais, qui n'avaient pas accès aux salines européennes, faisaient régulièrement des raids éclairs sur une péninsule d'Araya peu défendue et peu peuplée, s'emparant de cargaisons de sel d'une valeur inestimable. La ville survivra à une terrible épidémie de variole, en 1765, et à un tremblement de terre en 1797. Tout en gardant son indépendance, elle contribua largement, militairement s'entend, à la naissance du Venezuela.
Aujourd'hui, la ville est le principal centre commercial de l'état Sucre. Son port de pêche est important, et accueille les thoniers, dont le contenu est traité directement dans les conserveries de la ville. Le tourisme y est en progression constante, et les hôtels fleurissent sur le bord de mer. Son port de plaisance et sa marine accueille un nombre notoire de voiliers étrangers.
La ville reste toutefois très populaire, et l'on reste loin de l'impression de tourisme très organisé que l'on ressent à Puerto La Cruz. L'architecture témoigne des nombreuses reconstructions dues aux tremblements de terre qui ont secoué la ville tout au long de son histoire, et les bâtiments modernes voisinent avec les maisons d'origine coloniale, donnant à la ville un aspect peu seyant. Les habitants de la région ont coutume de dire que Cumana se trouve à l'intersection de 2 plates formes de la croûte terrestre. Le dernier tremblement de terre n'est d'ailleurs pas si vieux, un collège s'étant écroulé, dans la nuit heueusement, après une forte secousse en 1997. A l'entrée de la ville, au centre du rond point redoma del indio se tient la sculpture en terre cuite d'un indien Guaiqueri offrant un poisson aux premiers arrivants espagnols.
Les rues commerçantes et vivantes du centre ville sont assez agréables à parcourir, et l'on peut y faire de bonnes affaires dans une ambiance populaire plaisante. La petite fabrique de cigares Vladimir Perez, proche du centre ville,est à voir absolument. Le marché municipal et ses boutiques d'artisanat régionale mérite lui aussi une petite visite.
Le passé historique de la ville est représenté par les quelques fortifications qui défendaient la ville des incursions hostiles des 17 et 18èmes siècles. Vous pourrez visiter le château deSan Antonio de la Eminencia, reconstruit au début du siècle après le tremblement de terre de 1853. La visite du fort n'offre pas un très grand intérêt, mais le panorama sur le golfe de Cariaco et la péninsule d'Araya vaut le déplacement. Par temps clair, vous apercevrez les sommets de l'île Margarita.
Au musée de la mer, vous pourrez voir plus particulièrement l'un des rares exemplaires de cœlacanthe, maillon important de l'évolution animale, avec ses nageoires proches des membres des tétrapodes.


La Péninsule d'Araya

Vous pourrez joindre par ferry ou en barque la pointe de la péninsule d'Araya. Vous pourrez vous loger dans le petit village d'Araya, ou, pour les amoureux du sable fin, sur la petite plage de Punta Arena, à quelques km de Araya, plus en dedans du golfe. La péninsule, aride et extrêmement sèche, est d'une belle couleur rouge brunâtre, contrastant avec le bleu intense de la mer. Le Castillo de Santiago de Araya, qui défendit les salines pendant de longues années, étale ses fortifications en étoile à la pointe de la péninsule. Si vous louez les services d'un pêcheur, faites vous déposer dans l'une des nombreuses criques entre le château et Punta Arena. Vous serez surpris du nombres de fossiles marins que renferment les petites falaises. Pour les amateurs d'apnée, ces mêmes petites criques, bien abritées, sont agréables à visiter. Ouvrez l'œil, les huîtres perlières n'ont peut-être pas toutes disparues…


Le parc national Guacharo

Une heure trente de route et 125 km vous seront nécessaires pour rejoindre le parc à partir de Cumana. La route qui longe le golfe de Cariaco est l'une des routes les plus pittoresques du Venezuela. La vue sur le golfe et les montagnes arides de la péninsule d'Araya, les petites cabanes de pêcheurs, le soleil lourd et quasi permanent, forment un spectacle tranquille et original pour le voyageur. Quelques kilomètres avant d'arriver à Cariaco (après le petit village appellé Muelle de Cariaco) part sur la droite la route de Caripe et de Maturin. Le climat et la végétation changent rapidement au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans la cordillère côtière. La température se fait plus fraîche, le vert réapparaît. En bordure de route, les paysans offrent dans de petits kiosques fruits et légumes. La population noire, typique de la bande côtière, disparaît peu à peu pour faire place à une population plus claire, presque andine.

En pleine forêt, à une dizaine de km de CarÍpe, se trouve la Cueva del Guacharo, principale attraction touristique du parc. Mille cinq cent mètres de galeries, pour une longueur totale de 10 km, sont ouverts au public. La grotte est habitée par quelques 20.000 Guacharos. Cet oiseau nocturne ressemble à un grand coucou, de couleur marron mouchetée de blanc. Il se nourrit essentiellement de fruits, dont les noyaux parsèment par millions le sol de la grotte. L'éclairage installé en 1953 fût éliminé face à la rapide diminution de ses habitants, et aujourd'hui, les guides emmènent de petits groupes à la lueur d'une lampe tempête. Le peu d'éclairage et les cris incessants et assourdissants des guacharos donnent à la grotte une atmosphère unique. Vers 16h, les derniers visiteurs disparaissent dans la grotte. A leur retour, celle-ci restera livrée à ses seuls habitants, afin de pas trop les déranger avant leur sortie nocturne. Vers 18h45, quand la lumière du jour s'affaiblit, l'activité dans la grotte commence à s'intensifier, et les premiers oiseaux se rapprochent de la sortie. Vers 19 heures, les précurseurs d'une longue colonne s'élancent dans la nuit. Théoriquement, vous n'avez pas accès à la grotte pendant la sortie des oiseaux, et les flash des appareils photos sont formellement interdits. Certains gardes compréhensifs vous laisseront toutefois vous tenir sous la voûte d'entrée, là ou la sensation est la plus forte.
La région de Caripe est très belle et mérite une nuit d'hôtel. Si vous y arrivez en fin de matinée, commencez par visiter la grotte, restaurez-vous ensuite au restaurant de la grotte ou dans les environs, prenez une chambre dans l'un des hôtels de la ville, et baladez-vous ensuite dans les environs, en attendant la sortie des oiseaux dans la soirée. Si vous arrivez dans l'après-midi, choisissez votre hôtel, allez voir la sortie des oiseaux, et visitez la grotte et les environs le lendemain matin (la grotte ouvre à 8 heure du matin).
Des particuliers entretiennent et vendent, aux abords de Caripe, des dizaines d'espèces d'orchidées. N'hésitez pas à vous arrêter, pour le plus grand plaisir de vos sens.


Carupano

La ville de Carupano est la dernière de cette importance avant la magnifique et sauvage péninsule de Paria. Elle est la frontière entre l'orient organisé et quelque peu citadin, et l'orient sauvage, ou la nature conserve encore tous ses droits. La visite de la ville n'offre aucun intérêt particulier, mais vous y apprécierez le centre ville commerçant et vivant. Le matin, le marché de Carupano est une attraction qu'il ne faut pas rater. Très étendu, vous y trouverez des produits régionaux typiques, comme les boules de cacao, et pourrez y admirer de magnifiques poissons pêchés au plus profond de la mer des Caraïbes. Carupano est réputée pour son carnaval très coloré. A cette époque, ambiance assurée, de jour comme de nuit.
A 20 mn de Carupano, à l'est de Carupano, se trouve le petit port d'El Morro. Promontoire rocheux relié par un isthme à la terre, El Morro est le port d'attache de centaines de bateaux de pêche. Ces barques de 14 mètres, équipées d'une cuisine et de couchettes, partent pour des campagnes de 2 à 3 semaines sur la côte et les îles. Certaines visiteront jusqu'aux îles les plus éloignées des côtes vénézuéliennes, à plusieurs jours de navigation. Vous y trouverez des marins intrépides, n'hésitant pas à naviguer toute la nuit sur une mauvaise barcasse, sans cabine, pour rejoindre l'île de Los Testigos, a une centaine de mille. Sans compas et sans boussole, l'avant de la barque pointera au petit matin sur les sommets de l'île.
Aux portes de la péninsule se trouve le petit village de Rio Caribe. Village typique, calme et ensoleillé, au petit port de pêche, aux maisons coloniales, et à la place ombragée de palmiers royaux. Après Rio Caribe, vous avez le choix entre vous diriger vers Guïria, sur le Golfe de Paria, ou continuer sur San Juan de las Galdonas, sur la côte nord de la péninsule.