CARACAS, découvrir la ville




Quand ? Caracas, à 922 m d’altitude, bénéficie d’un climat tempéré tout au long de l’année. La saison des pluies ou la saison sèche n’affectent que très peu la capitale, où règne l’éternel printemps, avec une température moyenne de 20 à 23°. Comme bien des capitales, la vie de Caracas est marqué par le rythme des vacances, des fêtes et de la vie sociale. Une frénésie semble s’emparer de ses habitants pendant tout le mois de décembre, mois des achats, du treizième mois, des fêtes de fin d’années et des vacances. Les vendeurs ambulants et les artisans s’installent par milliers dans toutes les rue piétonnes, la foule envahie tous les quartiers commerçants et il devient difficile de circuler. Des crèches décorent toutes les stations de métro, les entrées d’immeubles, les places. Le 24 décembre, la frénésie tombe d’un coup et la ville sombre dans un calme ennuyeux. Tout le monde est parti pour passer les fêtes en famille, les magasins et les restaurants ferment, et le touriste qui se retrouverait perdu dans la ville à cette époque pourrait regretter de n’avoir pas préféré pour cette période un séjour à la plage.
Pendant la semaine sainte, à Pâques, une autre folie s’empare du pays et la ville se vide de ses habitants. Tous les moyens sont bons, bus, avions, ou véhicules personnels, pour partir retrouver ses proches et ses parents dans le village qui vous a vu naître. La ville est alors étrangement calme, et comme le mois de février est ensoleillé, il devient bon de visiter ses parcs, ses musées, et ses quartiers touristiques.
La fin de semaine est elle aussi privilégiée pour se balader en toute tranquillité. Un bon quart des habitants part à la plage, les habitants de la banlieue ne viennent pas travailler, et les taxis peuvent enfin parcourir avec aisance les principales artères de la ville. Par contre, beaucoup des musées ne sont ouverts que du mardi au vendredi. Le dimanche matin, les 14 km de l’avenue Boyaca, ou Cota Mil, une autoroute qui sépare la ville de la montagne, sont fermés à la circulation automobile. C’est une détente dominicale fort appréciée des caraquéniens qui viennent profiter de ces quatre voies qui surplombent la ville pour s’exercer au patin à roulette, à la bicyclette, ou encore faire une bonne marche à pied en compagnie des enfants ou du chien. Le parc El Avila, qui surplombe la ville, sur la cordillère côtière, est alors envahi de promeneurs amoureux de la nature.

 


Comportement à Caracas. Sans développer de paranoïa excessive, il vous faudra tout de même suivre quelques consignes pour découvrir et apprécier sans soucis la capitale. La tenue vestimentaire est de loin la plus importante. Evitez le short qui désigne le touriste de loin, surtout sur des jambes bien blanches, et préférez un pantalon en coton ou en toile. Lors de vos achats, ne sortez pas une grosse liasse de billets, surtout dans la rue. Préparez-vous en gardant le plus gros de votre argent dans une poche et le reste, qui vous sert à régler, dans une autre. Evitez la banane bien gonflée attachée à la taille, qui excite les convoitises. Comme dans toutes les grandes villes, les pickpockets existent et opèrent généralement dans les bains de foule, que vous prendrez donc soin d’éviter. Bien sûr, les bijoux en or et les montres coûteuses sont à enlever dés votre entrée dans le pays. Si vous respectez ces quelques règles, et si vous ne vous écartez pas dans les bas quartiers, vous pourrez visiter la ville en toute quiétude.

 



Que voir et que faire ? Les parcs, les musées, les centres commerciaux, les centres culturels, les quartiers piétons, les monuments historiques, permettent de construire des circuits touristiques riches et variés, adaptés aux goûts de chacun. Vous pourrez profiter des principaux sites d’intérêt en utilisant la ligne 1 du métro, entre les stations Capitolio et Parque Del Este.
Le centre historique, à la station de métro Capitolio, est situé autour de la place Bolivar. Outre la place, typique et agréable, vous y trouverez le Musée Bolivar, la maison natale de Simon Bolivar, le conseil municipal et son musée, la Torre Francia (Tour France) et ses neufs étages de bijouteries. Deux bonnes heures ne seront pas de trop pour faire le tour de la place et de ses principaux points d’intérêts.
A proximité du métro Bellas Artes, vous pourrez visiter le musée d’Art Colonial, installé dans une ancienne hacienda du 18ème siècle, la Quinta Anauco. Toujours à Bellas Artes se trouvent le parc Andres Bello , avec à son entrée le musée des beaux arts. A quelques centaines de mètres se trouve le théâtre Teresa Carreno qui forme, face à l’hotel Hilton, un ensemble monumental. Dans le centre Parque Central, repérable par ses deux immenses tours, se trouve le magnifique musée d’art contemporain. Ici encore, 2 bonnes heures, si ce n’est trois, ne seront pas de trop.
Le boulevard Sabana Grande est un long boulevard piéton d’environ 3 km, desservi à ses deux extrémités par les stations de métro Plaza Venezuela et Chacaïto, et en son centre par la station Sabana Grande. Très commerçant, jalonné de petites galeries marchandes, vous pourrez vous y balader sur toute sa longueur, et vous restaurer sur la grande place de Chacaïto, après avoir visité à proximité de la place la petite rue d’artisanat vénézuélien.
Le parc de l’Est, à la station Parque Del Este, vous apportera fraîcheur et détente. Ce magnifique parc, fermé le mardi, regroupe la plupart des essences de la flore vénézuélienne. Une partie animalière vous permettra de voir notamment à quoi ressemble ce fameux chiguïre, le plus gros rongeur au monde.
Si vous êtes motorisé, la visite du Country vous donnera une idée de la richesse à Caracas. Les villas de ce quartier résidentiel sont superbes, les parcs et les jardins magnifiques.
Enfin, si vous voulez faire quelques achats, un taxi vous conduira au CCCT, le plus grand centre commercial du pays avec quatre étages de boutiques et de galeries.
Deux jours à Caracas devraient vous permettre d’en faire à peu prés le tour et d’avoir une idée assez précise de la ville.

 


Promenade dans le centre historique de Caracas.

Le moyen le plus simple pour visiter cette partie de Caracas est certainement le métro. Descendez à la station Capitolio et choisissez la sortie Esquina La bolsa. Remontez la rue jusqu'à la rue piétonne, que vous suivrez jusqu'à la place. Il est important pour cette visite de ne pas porter de shorts, les hommes se verraient refuser l'entrée à plusieurs sites d'intérêt.

La place Bolivar.
Témoin de 400 ans d'histoire, elle fut place de marché, de corridas, d'exécutions, de défilés, de théâtre, de concerts, et de proclamations. Initialement appelée Plaza de Armas, elle fut successivement Plaza Mayor, Plaza de Mercado (Place du Marché), pour devenir en 1883 la Place Bolivar. La statue équestre de Simon Bolivar est inaugurée, après quelques déboires, par le dictateur Guzman Blanco. Il avait fallu tout d'abord la repêcher prés de Los Roques après le naufrage du navire qui la transportait. Guzman Blanco, lors de l'inauguration, parlera de Simon Bolivar comme de " l'être humain le plus grand après Jésus Christ ". Dans le socle creux de la statue se trouvent des documents relatifs à l'histoire de la patrie, ainsi que des journaux de cette époque.
De grands arbres dispensent une ombre salutaire sur ce lieu de rencontre et de repos. Vous y verrez peu être quelques uns des paresseux qui y vivent.

La Torre Francia
Située à un angle de la place, vous la repérerez facilement par ces bijouteries en rez-de-chaussée. Ce sont 9 étages de bijouteries, plus de 70 boutiques, où vous trouverez or, argent, diamants, et pépites d'or, que l'on appelle ici cochanos. Les prix des bijoux en or sont fixés à partir de leur poids, et vous économisez par rapport à la France une main d'œuvre européenne et des taxes, soit plus de 50 % d'économie. La plupart des commerçants parlent anglais, et certains le français. On peut toutefois déplorer un certain manque d'originalité, chaque boutique proposant à peu prés les mêmes articles. N'hésitez pas à marchander. On vous fera plus facilement une réduction si vous payez en liquide que si vous payez par carte bancaire. Les dollars sont les bienvenus mais il vous faudra en négocier le cours. La plupart des négociants sont de religion israélite et connaissent donc bien leur métier. Par contre, refusez tout aide étrangère au magasin. Les bonnes volontés qui se proposent de vous aider ne sont là que pour toucher des commissions sur les ventes.

Le conseil municipal et son musée
Ouvert du mardi au dimanche, de 9h à 12h et de 14h à 18h.
Sur le côté sud de la place, ou, si vous préférez, face à la statue de Simon Bolivar. L'entrée (gratuite) conduit à un grand patio, dont la fontaine centrale repose sur des lions de pierre. La chapelle de Santa Rosa, sur la droite de la cour, fut restaurée après le tremblement de terre de 1900. En 1811, l'assemblée constitutive s'était réunit dans cette chapelle pour y délibérer sur la future déclaration d'indépendance. En regard de l'importance de cet événement, la restauration fut basée sur le célèbre tableau de Juan Lovera, intitulé 5 juillet 1811, et exposé dans la chapelle. Avec un mobilier en grande partie original, la chapelle est présentée telle qu'elle l'était le jour de l'indépendance.
Le musée Raul Santana, à gauche de la fontaine, mérite a lui seul cette visite au centre historique de Caracas. De magnifiques maquettes vous feront revivre Caracas telle qu'elle était au début de ce siècle.

La Cathédrale de Caracas
Ouverte tous les jours. Fermée entre 11h30 et 15h (dim. 15h30).
Construite en 1665 sur le côté est de la place Lors du tremblement de terre de 1812, son clocher de 40 m se fendit de haut en bas et s'inclina sur la place. Curieusement, une autre secousse, la même année, le redressa. Il fut reconstruit et mesure actuellement 33 m. Son carillon de onze cloches très fines peut jouer sept pièces musicales, dont l'hymne nationale. Son horloge fut importée d'Angleterre en 1888.
La cathédrale possède 17 autels décorés de nombreuses œuvres d'art.
Le retable majeur, conçu en 1756, est doré de 150 kg d'or apportés de Mexico. Six mois de travail furent nécessaires pour appliquer la dorure.
Parmi les œuvres majeures se trouve la résurrection de Rubens. Celle-ci fut offerte par un amiral Français en route vers le Venezuela, qui avait promis d'en faire don à l'église si son navire échappait à la tempête qui le menaçait.

La place San Jacinto
Située à un bloc d'immeuble de la place Bolivar, côté sud-est. Vous y trouverez des boutiques spécialisées dans la vente de pinatas. La pinata, poupée de carton, est l'élément essentiel de tout anniversaire d'enfant au Venezuela. Elle est remplie de jouets divers et de sucreries, et suspendue à une potence. Quand la fête bat son plein, les enfants doivent la battre avec un bâton jusqu'à ce qu'elle répande ses trésors. Il s'ensuit une curée où les parents ne sont pas toujours les derniers à participer. Dans l'unique rue piétonne qui descend de la place, vous trouverez la maison natale de Simon Bolivar et le musée Bolivar.

La maison natale de Simon Bolivar
Ouvert du mardi au dimanche, fermée de 12h à 14h (Sam. Dim. de 13h à 14h).
Entrée en short interdite pour les hommes, par respect pour Simon Bolivar. La maison fut vendue par les frères Bolivar en 1806, et changea de main plusieurs fois avant d'être rachetée en 1912 par la Société Patriotique. Plusieurs années furent nécessaires pour la réhabiliter. Si les meubles sont d'époque, peu d'entre eux appartenaient à la famille Bolivar. Tito Salas, grand artiste vénézuélien, a peint dans la maison une série de fresques retraçant la vie de Simon Bolivar et l'histoire indissociable de la Grande Colombie.

Le Musée Bolivar
Ouvert du mardi au dimanche, fermée de 12h à 14h (Sam. Dim. de 13h à 14h).
Là encore, entrée en short interdite pour les hommes.
Vous y trouverez, bien présentée, une collection impressionnante de tout ce qui se rattache au Libertador et à l'indépendance du Venezuela.

 

 


A partir de la station de métro Bellas Artes
A quelques centaines de mètres de la station Bellas Artes, en remontant l’avenue dans le sens contraire de la circulation, vous trouverez sur votre droite, face à l’hôtel Hilton, le théatre Teresa Carreno. Sur la gauche du théâtre, derrière le carrefour, se trouve le parc Andrés Bello. A son entrée se trouve le musée des beaux arts. Derrière l’hotel Hilton, sur les terrasse de Parque Central, vous trouverez le musée d’art contemporain.

Le musée d’Art Colonial
Plus connu sous le nom de Quinta Anauco, le musée est situé dans un quartier peu touristique, et il vous faudra 5 mn de taxi pour y arriver. Il est installé dans une ancienne hacienda de café, au milieu d’un parc. Dans le patio de la maison se trouve un petit verger où fleurissent diverses variétés d’orchidées, dont l’une des plus connue et méconnue, la vanille. La visite du musée se fait à la manière de la visite d’une maison. Les pièces sont meublées de l’époque coloniale, elles font le tour du patio et certaines d’entre elles méritent une attention particulière. L’écurie entièrement pavée, la cuisine, son âtre et ses instruments coloniaux, on fait l’objet d’une reconstitution fidèle et minutieuse.


quinta Anauco / photo Alborada

Le musée d’Art Contemporain
Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h. L’un des plus beaux musées d’art moderne d’Amérique Latine. Les accès aux cinq étages d’expositions sont décorés d’œuvres de Jésus Soto. Des artistes de premier rang y sont exposés. La vue panoramique sur Parque Central est exceptionnelle.

Le théâtre Teresa Carreno
Teresa Carreno (1853-1917) est la musicienne la plus célèbre du Venezuela. De 9 ans à 64 ans, cette pianiste joua dans les meilleures salles du monde entier. Le théâtre qui porte son nom comprend deux salles, de 400 et 2 500 places. D’autres salles destinées à la danse et aux répétitions complètent cet ensemble de 80.000 m². Les coulisses, quant à elles, peuvent accueillir 600 artistes. Le centre culturel Teresa Carreno peut se visiter en dehors des représentations. Des concerts y ont lieu chaque dimanche matin.

De Sabana Grande à Chacaïto
Boulevard piétonnier de quelques trois km, on aime à s’y balader, visiter les galeries marchandes et les nombreuses boutiques qui le bordent. A son début, au métro Plaza Venezuela, les terrasses de café ont envahies le boulevard. Des loueurs louent pièces et jeux d’échecs, et les amateurs y sont nombreux. A son autre extrémité se trouve la place Chacaïto, ou Papillon tenait autrefois un bar de nuit. Vivant, lieu de rencontre et de rendez-vous, on se retrouve souvent au Papagallo pour manger un morceau. Entre la fin du boulevard et la place, vous trouverez au bas de quelques marches un passage de boutiquiers. L’on y vends tous les objets artisanaux et populaires fabriqués dans le pays, à des prix raisonnables. De l’autre côté, à proximité du Papagallo et en sous-sol se trouve la librairie La France.
Si le boulevard Sabana Grande est touristique dans la journée, sachez toutefois qu’il se vide très rapidement en fin de soirée pour laisser place à une population nocturne variée et généralement peu fréquentable.

Le parc de l’Est
Ouvert du mardi au dimanche
En descendant à la station Parque Del Este, vous arriverez aux portes même du parc. L’entrée est payante mais son faible prix représente plus une collaboration qu’un droit d’entrée. Un grand parc de stationnement est à la disposition des visiteurs motorisés..
Ce grand parc de 80 hectares à été dessiné par un architecte paysagiste renommé, le Brésilien Roberto Burle Marx. Si le parc est rempli de visiteurs les fins de semaine, il est presque désert en semaine. Loin des turbulences du centre ville, vous apprécierez cette oasis de calme et de verdure. De grandes pelouses, des allées bitumées, de magnifiques taillis de bambous, des hévéas aux longues lianes aériennes, tout dans ce parc appelle à la détente. De larges bassins abritent flore et faune aquatique, parmi lesquels ibis écarlates, hérons et aigrettes. Une partie du parc est destinée aux animaux, et vous y trouverez la plupart des animaux représentatifs du pays. Le vivarium, consacré aux reptiles, présente un nombre impressionnant de serpents. Un petit regret pourtant pour ces magnifiques perroquets aras, qui ont perdu leurs magnifiques atours dans des conditions de captivités déplorables, et tentent péniblement de se refaire une santé dans les volières du parc. Dans un des grands bassins repose une réplique grandeur nature de la Santa Maria, une des caravelles de Christophe Colomb. Comme son homologue, elle fut construite en Espagne.


Photo Alborada

Téléférique.
Un téléférique permet d’accéder aux sommets du parc national El Avila, et redescendre ensuite vers la mer. Malheureusement, son heure de gloire est passée. Des ingénieurs européens sont venus l'inspecter et ont rendu leur verdict : dangereux ! En attendant une éventuelle modernisation, le téléférique reste fermé.

 

 


Parc national El Avila
Le parc national El Avila sépare sur toute sa longueur la ville de Caracas et la mer. Avec une superficie de 100.000 hectares et des sommets dépassant les 2 500 mètres, cette barrière naturelle couverte de forêt est aussi le poumon de Caracas. Parc national depuis 1958, il abrite les ruines des fortifications qui protégeaient la ville contre pirates et flibustiers. Le chemin des Espagnols, actuellement en restauration, part de la Puerta de Caracas et traverse toute la montagne avant de rejoindre la mer. Le Castillo Negro, à mi-chemin, offre une vue spectaculaire sur la ville et la mer. Le chemin des Espagnols était à l’origine l’unique voie d’accès pour les visiteurs venus de la mer. A proximité des ruines du castillo negro se trouve celles de la venta, une auberge à l’époque indispensable pour le voyageur.
L’accès le plus connu pour les balades à pied s’appelle Sabas Nieve, et se trouve sur les hauteurs de Altamira. Tous les matins, dés 7 heures, beaucoup de sportifs empruntent ce chemin un peu raide, mais large et bien entretenu. Les fins de semaines, vous y trouverez pour vous restaurez des petits kiosques où l’on vend jus de fruits et gâteaux. Pour les plus endurants, vous pouvez arriver jusqu’à La Silla de Caracas, à 2 480 m d’altitude. Quelques conseils toutefois, chaussez-vous pour la randonnée, emportez une casquette et quelques chose à boire et à grignoter. D’autre part, sachez que plusieurs espèces de vipères vivent sur les hauteurs du parc.
Un autre accès, accessible au 4X4 celui-là, démarre de la rue Florestal, dans le quartier Cotiza à San Bernardino. Vous pourrez montez jusqu’à l’hotel Humbolt, sur le pic Avila, ou visiter le petit village de Galipan, de l’autre côté de la crète. A mi-chemin se trouve la station Los Venados, lieu de repos et de détente comprenant un stationnement, un bar restaurant, un poste de garde permanent, et une très belle maison coloniale de 1875. Une aire de camping y est aussi aménagée. Quelques 200 personnes y dorment en fin de semaine.


L'hotel Humnbolt, au sommet
du parc national El Avila
photo Alborada


Le dimanche matin, la Cota Mil (ou Avenue Boyaca) l’autoroute qui sépare le parc de la ville de Caracas, est fermé à la circulation routière. Les Caraquéniens sortent shorts et baskets, bicyclettes et rollers, et parcourent en tous sens les quatre voies de l’autoroute. La vue sur Caracas y est magnifique. Les vendeurs de jus d’orange, de thé froid ou de glace, désaltèrent sportifs et promeneurs. Les forces de sécurité, en moto ou en voiture, veillent sur la tranquillité de chacun. Régulièrement, des sentiers partent à l’assaut du parc et de la montagne, et les plus courageux montent jusqu’aux sommets de la cordillère. Si la montée est souvent rude, le paysage est quant à lui exceptionnel, et le contraste entre la ville qui s’étend à vos pieds et la forêt qui vous entoure est saisissant. Ne manquez pas cette détente exceptionnelle dans le parc de récréation le plus grand du Venezuela.